Un projet de transformation SIRH peut être livré dans les délais… et pourtant échouer côté adoption. Entre frustrations terrain, données peu fiables et rejet des nouveaux usages, le risque est réel. Voici les 4 leviers qui font la différence : conduite du changement, gouvernance, travail d’équipe et analyse métier.
Un projet de transformation est déployé dans les temps. Le lancement est passé, la phase d’hypercare aussi, et les principaux incidents ont été corrigés. Pourtant, le ressenti autour du nouvel outil devient négatif.
Des retours critiques circulent en interne. Certains évoquent déjà, à demi-mot, un possible remplacement de la solution, alors même qu’elle venait d’être choisie après un investissement important en temps et en ressources.
Une fois l’effet “go-live” retombé, les signaux faibles apparaissent : qualité de données jugée insuffisante, erreurs perçues, insatisfaction des utilisateurs. Les demandes d’exception se multiplient, et les raisons de ne pas utiliser le système aussi.
Comment éviter ce scénario, qui complique l’adoption et limite la valeur du projet ? Sans garantir un succès absolu, travailler les leviers ci-dessous dès le début augmente fortement les chances de réussite.
POURQUOI UN PROJET DE TRANSFORMATION SIRH PEUT ÉCHOUER MALGRÉ UN GO-LIVE RÉUSSI
Les utilisateurs finaux n’ont pas toujours le sentiment de co-construire l’outil. Ils ne le perçoivent pas comme un support naturel de leur activité, mais comme une couche administrative supplémentaire.
Les causes varient : réticence à l’automatisation, peur d’une perte de valeur du rôle, perception d’un temps système “non productif” côté managers… D’où l’importance d’un plan de communication et d’engagement à tous les niveaux, centré sur les bénéfices concrets, à condition que l’outil soit correctement utilisé.
Un système ne remplace pas les interactions humaines. Mal conçu, il peut dégrader la relation. Bien conçu, il libère du temps pour des échanges à plus forte valeur.
Les projets se concentrent souvent sur les gains macro (coûts, délais, ressources). Mais la réussite dépend aussi des bénéfices perçus au quotidien par celles et ceux qui alimentent la donnée et font vivre le système.
1. CHANGE MANAGEMENT : ACCÉLÉRER L’ADOPTION DU PROJET DE TRANSFORMATION SIRH
La conduite du changement est parfois réduite à une communication descendante. C’est nécessaire, mais insuffisant.
Il faut aussi organiser les canaux de remontée terrain. Si le premier espace d’expression est la formation, il faudra y traiter autant les inquiétudes que les usages.
Donner aux utilisateurs des espaces d’expression tout au long du projet est essentiel. Même quand les choix ne changent pas, montrer que les retours sont écoutés et traités fait progresser l’acceptation — puis l’appropriation.
2. GOUVERNANCE : SÉCURISER LES DÉCISIONS DANS UN PROJET DE TRANSFORMATION SIRH
Dans un projet transverse, chacun doit savoir vers quel objectif commun avancer, et quand les décisions structurantes doivent être prises.
Une gouvernance efficace clarifie les rôles, cadence les arbitrages et intègre les feedbacks des différentes parties prenantes.
Demander des retours sans les exploiter est contre-productif. À l’inverse, une gouvernance lisible renforce la confiance, permet à chacun de se concentrer sur son périmètre et améliore la coordination entre streams projet.
3. TRAVAIL D’ÉQUIPE : LE FACTEUR HUMAIN DE LA RÉUSSITE SIRH
La réussite digitale repose d’abord sur la réussite humaine. Quand les équipes partagent l’information, se respectent et s’écoutent, la performance collective progresse. Les meilleurs projets avancent dans un cadre où l’erreur n’est pas sanctionnée mais exploitée pour apprendre.
Les approches agiles permettent de tester, ajuster, pivoter (sans bloquer la dynamique) tant que l’objectif métier reste clair.
4. BUSINESS ANALYSE : ALIGNER LES BESOINS ET LA SOLUTION SIRH
Experts techniques, utilisateurs RH, chefs de projet et direction ne parlent pas toujours le même langage — ni avec les mêmes contraintes.
L’analyse métier joue alors un rôle clé : relier les points de vue, expliciter les impacts, arbitrer avec recul et aligner les décisions sur la réalité opérationnelle.
Un bon Business Analyst comprend les attentes terrain, la pression projet, les limites du système et le cadre de gouvernance. Cette vision d’ensemble sécurise le résultat final.
En résumé : un projet de transformation SIRH ne réussit pas uniquement grâce à la technologie. Il réussit quand l’humain, la gouvernance et les usages réels sont traités avec la même exigence que le paramétrage.
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